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Coordonnatrice nationale du mois : Zainab, Nigéria

« J'aspirais à devenir Trésorière Générale. »

Petite fille, la Coordonnatrice nationale de novembre de l'ITIE rêvait de devenir Trésorière Générale de son pays. Aujourd'hui, elle dirige des efforts de réforme dans son pays natal au travers de l'ITIE Nigéria.

Je m'appelle Zainab Shamsuna Ahmed et je suis Secrétaire exécutive et Coordonnatrice nationale de l'Initiative pour la Transparence des Industries Extractives au Nigeria (NEITI). Née il y a environ cinquante-trois ans dans l'État de Kaduna, dans le nord du Nigéria, j'ai obtenu mon premier diplôme de comptabilité à l'université Ahmadu Bello de Zaria, un master en administration des entreprises.

En charge de la gestion des finances publiques depuis 28 ans

Jeune diplômée en comptabilité, mon aspiration était de devenir Trésorière Générale de mon État, et pourquoi pas de mon pays. C'est pourquoi j'ai embrassé une carrière dans les services publiques en 1982, avec un poste au Ministère des Finances de l'État de Kaduna, dans le nord-ouest du Nigeria. Ces 28 dernières années, j'ai occupé plusieurs positions de gestion comptable et de gestion des finances publiques, particulièrement dans l'industrie des télécommunications à l'époque où les secteurs publics et privés nigérians dépendaient entièrement de NITEL en matière de services de communication. De ma position de directrice générale adjointe chargée de la Trésorerie en 2002, je suis passée à la direction générale financière pour Nigeria Mobile Telecommunications en septembre 2005, et suis plus tard devenue administratrice en chef des finances de MTEL.

Ma nomination au poste de Directrice générale de la Société d'Investissement de Kaduna par le Gouverneur Général de l'État de Kaduna en mars 2009 permettait d'aider l'État de Kaduna à définir, planifier et implanter un programme de développement industriel accéléré. C'est la position que j'ai occupée jusqu'à ma nomination en tant que membre du Groupe de Travail National des Parties Prenantes (NSWG, le Groupe multipartite de NEITI) et plus tard en tant que Secrétaire Exécutive de l'Initiative pour la Transparence des Industries Extractives au Nigéria (NEITI) en octobre 2010. Je fais partie de l'Association Nationale des Comptables du Nigeria (ANAN), l'un des membres de l'Institut Nigérian de Taxation et et de l'Institut Nigérian de Gestion.

Bien sûr, les problèmes du secteur de l'extraction ne m'étaient pas inconnus ; je connais bien et ai vécu à Zaria dans l'État de Kaduna, qui accueille l'une des bases d'extraction et de raffinement du nord du Nigeria.

Mon séjour au sein de NEITI a commencé à l'époque où les activités de l'agence se concentraient majoritairement dans les secteurs du pétrole et du gaz. Cependant, depuis que j'ai assumé ces fonctions en novembre 2010, il y a environ trois ans, NEITI a étendu la portée de ses activités au secteur des minéraux solides. Nous avons l'intention, avec le temps, de nous impliquer plus avant au niveau de l'industrie de la pêche et des ressources forestières, car le Nigeria est très riche en ressources naturelles extractibles.

La réforme du Nigeria, un audit à la fois

À l'époque où le gouvernement nigérian a embrassé l'ITIE, en 2003, il était impliqué dans des programmes de réforme encore plus importants mis en place par la Stratégie Nationale de Développement et de Dé-marginalisation Économique (NEEDS) et focalisés sur quatre aspects principaux. Ces aspects étaient : l'amélioration de l'environnement macroéconomique du Nigéria ; la poursuite des réformes structurelles ; le renforcement de la gestion des dépenses publiques ; et enfin l'implantation de réformes institutionnelles et de réformes en matière de gouvernance.

Je dirais que la promulgation de l'Acte de NEITI en 2007 est l'impact le plus durable de l'Initiative au Nigéria. La législation conduit d'autres réformes dans le secteur, comme le projet de loi sur l'industrie pétrolière (PIB) attendant d'être ratifié par l’Assemblée nationale. NEITI permettra à la première mouture du projet de fournir une feuille de route à la politique réfléchie, des cadres légaux et réglementaires à partir desquels les initiatives de réforme de l'industrie du pétrole au Nigéria seront conduites.

Je remarque avec un vif intérêt que le projet de loi sur l'industrie pétrolière a délibérément pris des dispositions suffisantes pour renforcer les rôles de NEITI et approfondir les processus entrepris par l'ITIE au Nigeria. NEITI a fait parvenir ses observations et commentaires concernant ce projet de loi à l'Assemblée nationale par le biais d'un mémorandum. Je me joins à tous les Nigérians de bonne volonté qui espèrent une ratification prochaine de cette loi par l'Assemblée nationale.

Zainab Shamsuna Ahmed