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Le Burkina Faso a plus que doublé ses revenus miniers entre 2009 et 2010

Le second rapport ITIE du Burkina Faso indique que le pays a presque doublé ses revenus miniers.

Le Burkina Faso a adopté son second rapport ITIE le 20 juillet 2012. Ce rapport révèle que le pays a plus que doublé ses revenus issus de la vente de ses ressources en or, en manganèse et en autres minerais.

Selon le rapport qui couvre l’année fiscale 2010, le Burkina Faso a perçu 23 milliards de francs CFA (soit 47 millions de dollars US) au titre de ses revenus miniers. Cela représente seulement 0,7 pour cent du PIB et 2,6 pour cent des revenus du gouvernement en 2010. Il s’agit néanmoins d’une augmentation significative par rapport aux années précédentes.

En 2008, le rapport ITIE du Burkina Faso indiquait des revenus inférieurs à 2 milliards de francs CFA (soit 3,8 millions de dollars  US), et en 2009 près de 11 milliards de francs CFA (soit 23 millions de dollars US) au titre de ses revenus miniers. Au total, 74 entreprises minières et sociétés de construction minière ont mené des activités opérationnelles et d’exploration dans le pays en 2010. Six de ces entreprises se partagent à elles seules la vaste majorité des revenus générés par l’exploitation des ressources minières. Les redevances (de l’ordre de 51 pour cent), suivies des frais de douane (32 pour cent) constituaient de loin les principales sources de revenus de l’État issus du secteur minier. Selon le rapport, les entreprises ont procédé à l’extraction de près de 21 tonnes d’or et de 60 000 tonnes de manganèse.

Le rapport présente des données ventilées, montrant les paiements effectués par chaque entreprise pour chaque catégorie de taxes, de frais et de redevances. Le cabinet international d’audit et de rapprochement Moore Stephens qui a compilé le rapport, est parvenu à démontrer en détail comment les écarts initiaux en matière de déclaration entre les paiements effectués par les entreprises et les revenus enregistrés par l’État ont été traités et réduits, ne représentant ainsi que moins de 0,5 pour cent du total des revenus déclarés.

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