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'La confiance est l'un des facteurs essentiels du succès.'

Sven travaille en tant que responsable de programme pour le fonds fiduciaire multi-donateurs de la Banque mondiale pour le secteur extractif (EGPS). Le fonds soutient les pays en développement pour la gouvernance durable et transaprente de leurs ressources pétrolières, minières et gazières afin de réduire la pauvreté et améliorer le partage des ressources. Nous avons discuté avec Sven en marge de la semaine des organisations partenaires de l'ITIE, pendant laquelle les priorités pour renforcer la gouvernance du secteur extractif ont été discutées. Cette semaine était organisée à Oslo en septembre 2018.

Pourquoi faites-vous ce que vous faites? Citez un projet un cours qui est particulièrement intéressant?

L'EGPS gère à l'heure actuelle une cinquantaine de projets individuels qui couvrent une grande partie du secteur extractif. Le soutien à l'ITIE est l'un des piliers de l'EGPS. De fait environ 60% de nos fonds vont à la mise en oeuvre de l'ITIE au niveau national. L'EGPS comporte trois autres piliers: l'un se concentrant sur le contenu local, les autres sur les réformes du cadre juridique et les contrats du secteur extractif et enfin sur les aspects sociaux et environnementaux, l'artisanat minier, les questions de genre et autres questions. Un éventail si large de sujets rend nécessaires des critères de sélection très stricts, avec l'accent mis sur l'impact.

There are some projects that truly stand out, such as our engagement in Iraq, which helps establish an economically viable domestic gas market in a country that still needs to address energy access. Iraq also wastes vast quantities of associated gas during oil production – it’s the second-largest gas flaring country in the world – so we have incorporated gas flaring reduction into the strategy and plan. The project acts as a trigger for World Bank budget support to Iraq in the order of USD 1.1 billion, a tremendous leverage. In terms of challenges, one noteworthy project is focused on capacity-building in Papua New Guinea-Bougainville. Mining has played a controversial role in the past. We had to manage substantial safeguard challenges, but it seems that we’re on track now – with great support especially from our Australian donors. That being said, we’re especially proud of some of our EITI engagements, specifically where our client countries managed to reach satisfactory progress, such as Colombia, Mongolia and Philippines.

Comment le travail et les données ITIE sont-ils pertinents pour votre travail?

Ce qui fait la valeur ajoutée de l'ITIE c'est sa capacité à faire travailler ensemble de nombreuses parties prenantes. C'est toute la nouveauté. Le dialogue entre société civile et secteur a été particulièrement utile. Cela a contribué à une meilleure confiance et c'est à mes yeux l'un des facteurs essentiels du succès pour le développement d'un secteur minier. Si les institutions n'inspirent pas confiance et qu'on ne croit pas à leur capacité à développer un cadre efficace permettant aux entreprises d'opérer, il devient très difficile d'obtenir un consensus social sur le rôle du secteur minier dans un pays. Cela a des conséquences, non seulement sur le secteur minier mais plus généralement sur la croissance économique du pays.

Quels sont les domaines sur lesquels l'ITIE devrait mettre l'accent d'ici à la Conférence mondiale de 2020?

L'ITIE met déjà l'accent sur l'intégration, ce qui me semble cohérent. Il s'agit cependant d'un défi de taille: intégrer un processus externe à la gestion du secteur. C'est précisément là que la Banque mondiale voit que l'ITIE peut jouer un rôle clé: adapter les questions de transparence aux exigences locales et donc intégrer le concept de transparence dans l'administration aux niveaux national, régional et local.

Il est clair que la propriété effective est un sujet émergent. Son potentiel donne lieu à beaucoup d'enthousiasme. La position de la Banque mondiale est claire, elle soutien les divulgations de propriété effective sans être spécifique à un secteur, il s'agit plutôt de références plus larges au droit des sociétés et à l'administration. A l'unité secteur extractif nous soutenons la divulgation de la propriété effective mais nous pensons également que pour être efficace, il faut tenir comtpe de deux facteurs. Le premier est le coût et la nécessité de trouver l'équilibre entre coût et efficacité. Deuxième chose, nous estimons que la mise en oeuvre de la divulgation de propriété effective nécessite un engagement fort du gouvernement. Sans appropriation du processus - et cela inclura vraisemblablement la propriété au-delà du secteur minier - la mise en oeuvre s'avérera délicate.