Des grands espoirs aux coûts élevés : repenser le secteur du pétrole à São Tomé-et-Príncipe

Le Rapport ITIE 2014 recommande de revoir le cadre juridique et fiscal compte tenu de l'absence de production.

Contrairement à ses pays voisins du Golfe de Guinée, São Tomé-et-Príncipe, un petit État insulaire, n'a jusqu'ici pas trouvé de pétrole. Le Rapport ITIE de 2014 récemment publié recommande la révision des institutions qui ont été mises en place pour gérer l'exploration pétrolière et la production future de pétrole afin qu'ils répondent mieux aux circonstances actuelles.

Des grands espoirs aux coûts élevés

São Tomé-et-Príncipe partage une Zone de développement commun en mer avec le Nigeria. La zone était censée être riche en pétrole, et au milieu des années 2000 les entreprises internationales ont payé plus de 300 millions d'USD en primes de signature pour explorer dans la zone. Les résultats ont été décevants et la plupart des entreprises ont quitté.

La Zone de développement commun est gérée par l'Autorité de développement commun (ADC), qui est responsable devant un conseil ministériel avec une représentation de São Tomé-et-Príncipe et du Nigeria. L'ADC a été critiquée pour l'exécution d'un budget annuel lourd de 12 millions d'USD. Le Rapport ITIE 2014 de São Tomé-et-Príncipe montre que, depuis que la Zone de développement commun a été créée, 43 % de toutes les recettes de la zone avaient été dépensées en coûts d'exploitation de l'ADC. En septembre, le premier ministre santoméen, Patrick Trovoada, et le président nigérian, Muhammadu Buhari, ont convenu d'examiner la gestion de la zone commune .

À la recherche de nouveaux investissements

L'exploration pétrolière en mer est également en cours dans la zone économique exclusive de São Tomé-et-Príncipe. Jusqu'à présent, il n'y a pas eu de découvertes commerciales non plus dans la ZEE. Avec la baisse du prix du pétrole, le gouvernement examine maintenant comment rendre la zone plus compétitive et attirer de nouveaux investisseurs qui soutiendront les efforts d'exploration. À cette fin, le Rapport ITIE recommande la révision des cadres juridiques, contractuels et fiscaux applicables au secteur pétrolier. Le Rapport ITIE contribue à enrichir le dialogue sur une nouvelle réflexion quant à la façon dont la ZEE et la ZDC pourraient attirer les investissements tout en étant gérées conformément aux meilleures pratiques internationales.

Alignement des pratiques avec les politiques

Des politiques qui fonctionnent ne sont pas le seul défi. Le Rapport ITIE note que l'Autorité de développement commun ne se conforme pas à la Déclaration commune d'Abuja sur la transparence et la bonne gouvernance, ce qui exige que l'ADC divulgue sur son site Web les revenus trimestriels qu'elle reçoit des entreprises et publie les contrats et les bases de concessions dans la ZDC. La plupart des contrats de la ZEE, d'autre part, sont maintenant disponibles en ligne. C'est un changement bienvenu, car au moment de la publication du Rapport ITIE 2003-2013 en décembre dernier, les contrats n'étaient accessibles que dans les dossiers et au Bureau d'information publique.

Les dix principaux messages du rapport