Le Malawi vise une adhésion à l'ITIE

Le pays sud-africain est déterminé à développer ses ressources minières de manière transparente.

La candidature est attendue très prochainement

Le Malawi est en train de suivre les étapes d'adhésion afin de devenir un candidat à l'ITIE et devrait présenter sa candidature au Conseil d'administration de l'ITIE au plus tard le 30 juin. L'ITIE fait partie de l'engagement du gouvernement à développer les secteurs pétrolier et minier de façon à générer des recettes à l'État et à bénéficier aux citoyens du Malawi.

Le président Mutharika a mentionné dans son dernier discours au parlement : « Compte tenu de l'engagement du gouvernement à accroître la transparence dans le secteur minier, le gouvernement deviendra membre de l'Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) afin de promouvoir la transparence des recettes. »

Bâtir l'industrie sur des décisions en connaissance de cause

C'est seulement au cours de ces dernières années que le Malawi, un pays coincé entre les nations minières du Mozambique, de la Tanzanie et de la Zambie, a commencé à développer son secteur de l'extraction.   L'objectif du gouvernement est de faire en sorte qu'en 2020 le secteur contribue à 20 % du PIB . Dans les sols du Malawi, on trouve des ressources telles que l'uranium, le charbon et des minéraux naturels rares. Actuellement, la seule exploitation minière à grande échelle est la mine d'uranium Kayelekera gérée par Paladin.

Le processus d'accorder des licences permettant l'exploration pétrolière dans le lac Malawi soulève des débats dans les médias locaux. Les Rapports de l'ITIE apporteront plus de transparence dans la manière dont les licences sont octroyées et permettront d'instaurer un dialogue sur la façon de gérer les ressources fondé sur les faits. Dans le cadre de l'ITIE, le gouvernement, la société civile et les compagnies minières ont créé un Groupe multipartite afin de piloter le processus et d'instaurer la confiance parmi les secteurs.