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Sur fond d'allégations de corruption, l'Angola est invité à se joindre à l'ITIE

Suite au scandale créé par les allégations de corruption apparues en Angola cette semaine, l’ITIE appelle à nouveau le pays à se joindre à l’ITIE et à mettre en œuvre sa Norme.

Ayant éclaté sous le nom de Luanda Leaks, cette affaire est apparue lorsque le Consortium international des journalistes d’enquête (ICIJ) a dévoilé des documents apparemment liés à la femme d’affaires Isabel dos Santos, la fille de l’ancien Président de l’Angola. Certaines de ces révélations ont trait à la société pétrolière d'État Sonangol, qu'elle dirigeait jusqu'en 2017.

L’opacité dans le secteur pétrolier angolais a été à l’origine de la création de l’ITIE. Vingt ans après sa mise sur pied, 52 pays riches en ressources ont pris l’engagement d’améliorer la transparence de leur secteur extractif par le biais de la mise en œuvre de la Norme ITIE.

« Les développements récents indiquent que la mise en œuvre de la Norme ITIE pourrait permettre à l’Angola de relever les défis persistants de gouvernance du secteur extractif», a déclaré Helen Clark, présidente du Conseil d’administration de l’ITIE. La Norme ITIE exige la divulgation des propriétaires effectifs des entreprises extractives, et notamment des personnes politiquement exposées qui y sont impliquées. Elle exige également que les entreprises d’État et les revenus provenant des industries extractives soient gérés de manière transparente.

Dans la lutte contre la corruption, la mise en œuvre de la Norme ITIE établit un processus systématique permettant de rendre les données sur le secteur extractif transparentes et accessibles. Elle met en lumière les informations nécessaires permettant d’identifier les pratiques susceptibles de faire l’objet d’abus. Mené par un groupe composé de représentants du gouvernement, de l’industrie extractive et de la société civile, le processus de l’ITIE favorise également le dialogue entre différentes parties prenantes.

L’Angola est un pays riche en ressources. Selon la Banque mondiale, son secteur pétrolier représente le tiers du PIB du pays et plus de 90 % de ses exportations. « Grâce aux réformes de gouvernance et à l’adhésion à des normes telles que celles de l’ITIE, l’Angola pourrait s’assurer que ses ressources contribuent plus largement à répondre aux défis de développement qu’il doit affronter », selon Helen Clark.