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Bienvenue à Lusaka !

Vous entendez ces tambours ? C’est le son d’un accueil zambien chaleureux à l’atelier d’apprentissage par les pairs de l’ITIE 2017 pour l’Afrique anglophone et lusophone !

Du 21 au 23 novembre 2017, des représentants de dix pays de l’ITIE en Afrique anglophone et lusophone ont participé à trois journées d’apprentissage par les pairs, partageant leurs expériences et s’entraidant pour trouver ce qui fonctionne et ce qui pourrait mieux fonctionner en utilisant l’ITIE pour améliorer la gouvernance des ressources. Jetons un œil à ce qu’ils ont fait.

Le premier jour a été consacré à l’examen de questions de haut niveau. Les participants ont commencé par se pencher sur les progrès réalisés par la Zambie, pour montrer comment la mise en œuvre peut être utilisée pour répondre aux priorités du secteur. Après tout, quel est l’intérêt de la transparence si elle n’aboutit pas à des améliorations ?  Cette première journée a également introduit le fil rouge adopté tout au long de l’atelier : mettre en place les exigences de divulgation de l’ITIE afin de renforcer les divulgations de la part du gouvernement et des entreprises. L’intérêt ? C’est simple : plus les informations fournies à la source sont de qualité, plus les données deviennent utiles et plus les Groupes multipartites de l’ITIE disposent de temps et de ressources pour se concentrer sur les points importants, tels que l’identification des domaines à améliorer et le suivi des recommandations pour les réformes.

Comment le fait-on ? Une première étape consiste à identifier quelles informations sont déjà divulguées régulièrement à la source et quelles sont les possibilités d’améliorer la divulgation. Tous les pays participants ont reçu à l’avance l’outil d’intégration des divulgations et ont été invités à remplir les tableaux afin de pouvoir les examiner en groupe.

Du temps a également été consacré à des discussions sur la façon dont la Validation peut aider les pays à améliorer la mise en œuvre, et les participants ont écouté les représentants du Liberia, du Mozambique et du Nigeria parler de certains détails qu’ils auraient bien aimé connaître avant le début de la Validation. La rencontre a également donné l’occasion au Secrétariat international de recueillir les points de vue des pays sur la Validation. Pour clôturer la journée, le Secrétariat international a partagé certains des outils à la disposition des pays, y compris le guide de mise en œuvre de la Norme ITIE.

La deuxième journée comportait un ordre du jour chargé, axé sur l’étude approfondie de la mise en œuvre de l’ITIE. Elle a débuté par l’examen des contrats et des licences, y compris celles relatives à la propriété réelle. Les participants ont tiré des exemples concrets de la Zambie, et NRGI a partagé des idées sur la façon de faire des progrès concrets sur la divulgation de la propriété réelle. Les discussions ont été particulièrement animées au cours de la séance en petits groupes, lors de laquelle les participants ont eu l’occasion d’examiner leurs feuilles de route mutuelles sur la propriété réelle.

Ensuite, des séances parallèles ont eu lieu sur trois questions particulièrement importantes pour la région : la participation de l’État et les entreprises d’État, dirigée par Bash Razak du Ghana ; la déclaration au niveau des projets, les données sur la production et les exportations, dirigée par Ron Smit du Zambian Mineral Production Support Project, et les normes d’assurance qualité et d’audit des données, dirigée par Myer Saye du Libéria. Les occasions d’échanger des stratégies sur ce qui fonctionne et de poser des questions à des collègues ont été nombreuses.

Dans l’après-midi, les participants ont examiné une question d’actualité dans la région : l’amélioration de la transparence du contenu local dans l’industrie minière. Des collègues d’Ingénieurs sans frontières (Canada) ont travaillé sur l’opérationnalisation des rapports sur le contenu local, et les participants ont discuté de la façon dont ce type d’information pourrait être pris en compte dans le processus ITIE. Ce sujet est particulièrement pertinent en Zambie, et les discussions ont été menées par la Zambian Chamber of Mines.

Le deuxième jour s’est achevé sur les paiements et les transferts infranationaux, les paiements d’infrastructure et les dépenses sociales. Le concept de licences sociales et l’impact de l’extraction des ressources naturelles sur les communautés locales revêtent une importance particulière dans cette région et les participants se sont divisés en petits groupes pour examiner comment la Norme ITIE aide les pays à expliquer les différentes manières dont les revenus atteignent les communautés locales.

Le troisième et dernier jour était axé sur l’« entretien de la machine », à la fois dans les pays de l’ITIE et dans les collèges internationaux. La journée a commencé par examiner comment s’assurer que les Groupes multipartites (GMP) et les collèges fonctionnent bien à la fois au niveau individuel et en tant que groupe. Les scénarios réels qui ont été abordés en groupes ont conduit à des discussions animées. De nombreux pays avaient participé à des consultations sur la gouvernance du Groupe multipartite organisées par le Consensus Building Institute, et Michele Ferenz a partagé certaines de ses conclusions préliminaires avec les participants.

Le financement a constitué un défi pour de nombreux pays de la région cette année, et la dernière séance du matin a été l’occasion de discuter avec Anwar Ravat, consultant de la Banque mondiale, des options de financement et des défis qui sont génériques pour les pays mettant en œuvre l’ITIE. Après une présentation sur le fonds fiduciaire EGPS géré par la Banque mondiale, les participants ont eu l’occasion de partager avec la Banque leurs préoccupations, leurs expériences et leurs perspectives de financement pour l’année à venir.

Après le déjeuner, les participants se sont à nouveau rassemblés en petits groupes, cette fois pour discuter avec leurs collèges respectifs des plans de coordination et de représentation régionales. Tous les collèges sont représentés au Conseil d’administration de l’ITIE et il est important qu’il y ait un échange fluide d’informations. Les pays mettant en œuvre l’ITIE ont accompli beaucoup de travail à ce sujet en 2017, donc il y avait des enseignements à tirer par toutes les parties prenantes.

Après trois jours de réunions animées, il était temps de revenir sur ce qui avait été discuté et d’identifier les prochaines étapes dans les groupes de pays. Tous les représentants ont quitté l’atelier d’apprentissage par les pairs en identifiant trois mesures clés à mettre en œuvre à leur retour dans leur pays.

La prochaine et dernière activité a été une visite sur le terrain à l’un ou l’autre des deux lieux suivants : le cadastre minier et le centre d’analyse des données minérales de la Zambie (MIDAC). Une excellente façon de terminer cet atelier d’apprentissage par les pairs tenu de manière opportune !